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Un hermès (en grec ancien ἑρμῆς) est un buste surmontant un bloc quadrangulaire, parfois sculpté de manière grossière, représentant souvent le dieu Hermès coupé droit aux épaules, et généralement orné d'un phallus.
Ces sculptures avaient en Grèce antique la double fonction de sanctifier et de marquer les limites (seuils, carrefours, etc.).
Les hermès furent copiés à partir de la Renaissance dans la sculpture occidentale.
Origines :
Dans les premiers temps, les divinités grecques étaient vénérées sous la forme d’un tas de pierres ou d’une colonne sans forme de pierre ou de bois. Dans de nombreuses régions de la Grèce, il y avait des tas de pierres sur les côtés des routes, en particulier à leurs croisements, et sur les frontières des terres.
Le respect religieux accordé à de tels tas de pierres, en particulier à la rencontre des routes, se manifeste par la coutume de chaque passant : jeter une pierre sur le tas ou l’oindre d’huile. Plus tard, il y eut l’ajout d’une tête et d’un phallus à la colonne, qui devint quadrangulaire (le nombre quatre était sacré pour Hermès).
Rôles :
Dans la Grèce antique, on pensait que les statues servaient à conjurer le mal ou le mal, une fonction apotropaïque.
Elles étaient placées : aux passages frontaliers et aux frontières des pays comme protection, devant les temples, près des tombes, à l’extérieur des maisons, dans les gymnases, les palais, les bibliothèques, les portiques et autres lieux publics. Mais aussi aux coins des rues, sur les routes élevées comme panneaux de signalisation, avec des distances inscrites dessus.
Avant son rôle de protecteur des marchands et des voyageurs, Hermès était un dieu phallique, associé à la fertilité, à la chance, aux routes et aux frontières.
Son nom vient peut-être du mot herma, en référence à un pilier carré ou rectangulaire de pierre, de terre cuite ou de bronze ; un buste de la tête d’Hermès, généralement avec une barbe, était posé sur le sommet du pilier, et les organes génitaux masculins ornaient la base.
Les têtes surmontées ne se limitaient cependant pas à celles d’Hermès ; celles des autres dieux et héros, et même de mortels distingués, étaient fréquentes.
Dans ce cas, un nom composé étais formé : Hermathène (un herme d’Athéna), Hermarès (d’Ares), Hermhéraclès (d’Héraklès), Hermanubis, Hermalcibiades, et ainsi de suite.
À Athènes, où les hermai étaient les plus nombreux et les plus vénérés, ils ont été placés à l’extérieur des maisons comme apotropes pour la bonne chance.
Ils étaient frottés ou oints d’huile d’olive et ornés de guirlandes ou de couronnes.
Cette superstition persiste, par exemple avec le sanglier en bronze de Porcellino à Florence (et beaucoup d’autres comme lui dans le monde), où le nez est brillant parce qu’il est continuellement touché pour la chance ou la fertilité.
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_________________ "La nature a mis le sucre tout pur dans une canne, l'homme en fait un alcool pour oublier sa nature, comme le jus de sa canne.."
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