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"Shunga" signifie littéralement « image de printemps », un euphémisme pour faire référence à l'acte sexuel. Le mot shunga serait dérivé de l'expression chinoise chungonghua, en japonais shungūga, signifiant « image du palais du printemps », en évocation de la vie joyeuse menée au palais du prince héritier (Kōtaishi). L'âge d'or des shunga se situe pendant l'époque d'Edo (1600 à 1868).
Au Japon, la manifestation visuelle sous forme d'estampe dont le thème principal est la représentation du sexe est mieux connue aujourd'hui sous le nom japonais de shunga (春画), littéralement « images du printemps », « printemps » étant un euphémisme pour désigner les rapports sexuels.
Les shunga n'étaient pas réservés à une petite élite libertine, mais étaient appréciés par des hommes et des femmes de toutes classes. Les superstitions et les coutumes y faisant référence sont la preuve de leur large impact. Ainsi, ils étaient considérés comme un porte-bonheur, comme un charme contre la mort par les samouraïs ; ils étaient une protection contre le feu dans les entrepôts et les maisons.
Traditionnellement, on offrait des shunga aux jeunes mariés. Ils étaient utilisés, pour les plus réalistes d'entre eux, afin de parfaire l'éducation sexuelle des enfants des familles riches ; ainsi le Manuel de l'oreiller, traduit en français par Jean Cholley (Picquier, 1997), avec le sous-titre explicite pour posséder les femmes, est un bon exemple de ces manuels d'instruction, offrant une très grande variété de postures, regorgeant de précisions techniques et anatomiques, permettant ainsi aux couples de choisir en quelle position ils allaient s'aimer.
Dans un pays où il n'y a pas de rupture entre l'art érotique et l'art tout court, ces images constituaient ainsi « une facette de la florissante culture populaire de l'époque [d'Edo], reflétant une conception de la sexualité qui ignore la faute et inscrit ses pratiques sur le registre du ludique.
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_________________ "La nature a mis le sucre tout pur dans une canne, l'homme en fait un alcool pour oublier sa nature, comme le jus de sa canne.."
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